La vérité si j'mens ! (4)
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- Catégorie : Halluin
- Publié le Lundi, 30 Janvier 2012 21:59
- Écrit par Stéphane Bedleem
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Le troisième volet des aventures du Sentier n'est pas encore sorti au cinéma que, déjà, l'UMP tourne la suite. Et, cerise sur le gâteau, cela se passe chez nous !
Le leader local de l'UMP, sur un ton à la limite de la menace, avait déjà, lors du conseil municipal du mois de décembre, fait taire une élue de la majorité. Celle-ci rappelait les mesures prises par le gouvernement contre le pouvoir d'achat des Français et, donc, des Halluinois. Au son de « pas de politique nationale dans cette enceinte, madame, pas ici », il avait bien du mal à dissimuler son malaise face aux mesures prises à Paris mais qui engagent toutes les familles de France...
Cette fois, il feint d'ignorer que la fermeture de la classe à l'école Jean-Macé est le fruit de la politique du président de la république, le fameux non remplacement d'un enseignant sur deux s'en allant à la retraite. Il se dit donc solidaire de l'appel lancé par les professeurs et parents d'élèves de l'école.
Il est évident que cette posture électoraliste ne trompera personne.
Il demande donc logiquement à ces colistiers de voter le vœu proposé par la majorité au conseil municipal de ce mardi 31 janvier, vœu par lequel les élus s'opposent à cette fermeture de classe, vœu qui sera ensuite transmis à « la dame de fer », la rectrice de l'Académie.
Oui, il leur demande, car lui ne sera pas là. La faute à l'horaire choisi. 18 h, dit-il, "c'est trop tôt pour moi". Habituellement, le conseil se réunit à 18h30. Mais bon, soit...
On imagine qu'il ne sera pas présent pour participer à la commission des finances qui se réunira, elle, à 19h... Notre opposant ne prend jamais part aux commissions thématiques.
La stratégie de ce monsieur, depuis le début du mandat, consiste à pratiquer la politique de la chaise vide. Absent, il ne pose ainsi pas de questions, ne formule aucune demande d'éclaircissement, même si c'est précisément l'objet de la commission.
Non, lui, il garde tout cela pour le conseil municipal, en présence de la presse, quitte, souvent, à poser des questions et prendre des postures en décalage avec l'objet des débats.
L'absence de notre opposant est donc souvent stratégique. Elle répond à une posture, à un plan de communication. Que voulez-vous ? Quand on est un opposant plein d'ambitions, il faut aussi savoir se mettre en scène !


















