L'opposition halluinoise entre le marteau et l'enclume
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- Catégorie : Halluin
- Publié le Dimanche, 29 Janvier 2012 19:49
- Écrit par Stéphane Bedleem
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Deux évènements proches attirent notre attention et nous permettent de redire et de rétablir certaines vérités.
Le premier, est une manifestation organisée le samedi 28 janvier matin par les enseignants et les parents d'élèves du lycée Maxence Van Der Meersch de Roubaix. Ils ont appris par la presse, il y a quelques jours, la fermeture de leur établissement à la rentrée 2012 ou 2013. L'incompréhension est d'autant plus forte qu'il a été l'objet de nombreux travaux ces trois dernières années afin d'améliorer la vie des lycéens. Plusieurs millions d'Euros payés par les contribuables de la région vont ainsi partir en fumée sur un simple claquement de doigts d'une seule femme, celle que le certains appellent « la dame de fer », le Recteur d'Académie.
Le deuxième évènement se déroulera à Halluin mardi 31 janvier prochain. C'est la tenue d'un conseil municipal non programmé et spécialement dédiée à une seule question : l'adoption d'un vœu demandant à la Rectrice de revenir sur sa décision de fermer une classe à l'école Jean Macé. Car enfin, cette décision, prise une fois encore sans aucune discussion préalable avec les enseignants et les élus, ne répond qu'à une logique, froide, une règle comptable qui exige l'inscription de 25 élèves par classe. L'école est tout proche de ce chiffre, avec une moyenne de 24,7 ! Pour 0,3 enfants manquants, c'est une classe que l'on ferme et plusieurs dizaines d'enfants que l'on condamne.
Ce billet nous redonne l'occasion de rappeler que si les écoles sont gérées par les villes, les collèges par les départements et les lycées par les Régions, la décision d'ouvrir ou fermer des établissements scolaires ou d'ouvrir et fermer des classes appartient au seul Rectorat de l'Académie dont la mission consiste précisément à mettre en œuvre la politique éducative voulue par le gouvernement et dictée par le ministre de l'éducation.
Ces décisions de fermeture ne doivent donc rien au hasard. Des primes sont même versées aux recteurs les « plus méritants », ceux qui suppriment le plus de postes.
Au plan local, on peut se demander quelle sera l'attitude des élus UMP, tiraillés entre leur mégalomanie qui les poussera à condamner ces fermetures au nom de l'intérêt des habitants dont ils se disent si proches, et leur doctrine qui leur commandera de valider cette casse sociale.


















