La France perd son triple AAA…pendant que Sarkozy garde son triple bonnet d’ÂÂÂne
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- Catégorie : France
- Publié le Jeudi, 19 Janvier 2012 22:35
- Écrit par Jean-François Caron
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Que penser de la perte du triple « AAA » concernant la dette publique française ?
Pour mémoire, il s’agit d’une note qu’attribuent les agences de notation aux Etats selon leur capacité à pouvoir rembourser leurs emprunts. Cette capacité s’apprécie en fonction des perspectives de croissance, et donc de recettes fiscales, concourant à une gestion saine et rigoureuse des finances publiques. Diminuer la note d’un pays, c’est ainsi reconnaître des incertitudes défavorables quant à son avenir.
Doit-on s’étonner qu’une agence de notation réagisse de la sorte à propos de la France après cinq de sarkozysme au sommet du pouvoir ? On peut certes épiloguer à l’envie sur une emprise trop forte et sans contrôle de ces organismes privés, donc non représentatifs du peuple, aux conséquences politiques. Mais les agences de notation ne sont pas nées d’hier. Standard & Poors, l’une des plus emblématiques et pour ne citer qu’elle, a été créée dans la seconde moitié du XIXème siècle.
Pourquoi alors entend-on parler autant d’elles depuis ces deux dernières années et que leurs verdicts sont attendus comme autant de coups de semonce ? La raison est simple : au fur et à mesure qu’un pays s’endette jusqu’à être surendetté, comme pour un particulier il devient de plus en plus tributaire de ceux qui le financent, lesquels en l’occurrence s’appuient sur les agences de notation pour avoir un avis sur leurs débiteurs.
Autrement dit, un pays devient de moins en moins indépendant vis-à-vis des marchés financiers lorsqu’il fait de plus en plus appel à ces marchés pour se financer. La souveraineté nationale perd de sa force au profit de considérations financières qui échappent au pouvoir politique élu. Il faut que cela cesse, entend-on dire à droite avec quelques accents gaullistes. Il s’agit surtout aujourd’hui de réparer ce qui a été fait sous la présidence Sarkozy. Pour preuve, une évolution résume tout : l’endettement public français est passé de 1 100 milliards d’euros en 2007 à 1 600 milliards d’euros fin 2011. Plus 500 milliards d’euros de dettes en cinq ans, soit presque 50% d’augmentations depuis le début du mandat Sarkozy !
Certains diront : la faute à la crise. Mais alors, pourquoi d’autres pays, dont l’Allemagne souvent cité comme exemplaire par la majorité présidentielle, n’a-t-elle pas vu sa note baissée ? Ces pays vivent-ils dans un autre monde ? Nous n’avons même plus l’excuse de différences de monnaie avec nos voisins car nous la partageons avec eux, depuis l’euro. La France a perdu son triple « AAA », et il faut s’attendre à un renchérissement du coût de notre dette.
Sarkozy lui par contre, n’a pas perdu son triple bonnet d’ÂÂÂne !



















massal.raymond
poste le 2012-01-24 07:15:07
apres stéphane voici un avis de vrai compétent
les différences deviennent de plus en plus criardes
nombreuses interventions de toute nature
le blog opposition n a rien de comparable avec le nôtre
r massal
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