Le mensonge comme seul projet
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- Catégorie : France
- Publié le Jeudi, 19 Janvier 2012 19:12
- Écrit par Stéphane Bedleem
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La France a donc perdu son AAA. La cause était entendue depuis longtemps, François Hollande l’avait d’ailleurs intégré dans son programme, la seule question qui se posait étant de savoir quand cela arriverait.
Cette perte est l’aboutissement d’une politique qui a conduit très rapidement la France dans le précipice. La France, en effet, était déjà très lourdement endettée lorsque Sarkozy s’est installé à l’Elysée. D’ailleurs, dès 2007, Fillon se disait à la tête « d’un pays ruiné ».
Las, ces deux là ont décidé de mener une politique tout à l’image de la façon dont le vainqueur de 2007 a fêté sa victoire : tout pour les amis du Fouquet’s et moins pour les autres. Les cadeaux ainsi consentis (forte baisse des impôts directs, création de nouvelles niches fiscales…) ont très largement aggravé la dette de notre pays de plus de 800 millions d’Euros supplémentaires.
Dès les premières menaces de dégradation de la note de la France, le Président disait qu’il mettrait tout en œuvre pour l’éviter, allant même à pronostiquer sa propre chute si elle devait intervenir. Il y a seulement 1 an, qui connaissait ce système de notation ?
Pourtant, depuis l’annonce du déclassement de la France, qu’a t’on entendu des élus de l’UMP, ceux-là qui détiennent le pouvoir depuis 10 ans, les mêmes qui ont conduit la France dans l’ornière ?
Pour Fillon, « François Hollande devrait faire évaluer son projet par l’agence S&P ». Chiche ? Mais qu’aurait dit cette agence si Sarkozy avait fait évaluer le sien en 2007 ? Pour rappel, la politique proposée par le candidat socialiste est de la même nature que la politique menée par Lionel Jospin entre 1997 et 2002. Or, qui a oublié les fameuses « cagnottes Jospin » ? Il s’agissait de rentrées fiscales et sociales inattendues notamment liées aux emplois jeunes et à une gestion exemplaires des finances publiques. Cela avait contribué à ce que la France respecte les critères de convergence, ce qui n’a plus jamais été le cas depuis 2002, et à ce que les déficits publics, comme celui de la SECU, soient comblés.
Valérie Pécresse, quant à elle, déclarait ce lundi matin que le programme du PS était caduc, comme si les échecs successifs de la droite signifiaient la mort des idées de gauche, comme si les recettes de la droite, les mêmes qui nous conduisent à cette triste situation, pouvaient encore apporter des résultats.
Le Président lui-même tente de nous faire croire soit que la situation n’est pas si grave, alors qu’il attribuait à cette menace la nécessité des plans de rigueur et la création de nombreuses taxes, soit qu’elle ne lui est pas imputable !
L’attitude de l’UMP en ce début d’année relève de l’escroquerie intellectuelle. Les tentatives de décrédibilisation portées contre le candidat socialiste n’ont qu’un seul objectif : faire croire aux Français que même s’il est nul, Sarkozy reste le meilleur candidat !
Nous ne comptons pas, quant à nous, sur l’amnésie des Français pour remporter ce suffrage ! Nous présentons un candidat en qui nous avons pleine et entière confiance pour conduire la France vers un redressement devenu urgent.


















