Sarkozy ou la fin du rêve français
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- Catégorie : France
- Publié le Mercredi, 21 Décembre 2011 21:42
- Écrit par Stéphane Bedleem
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80 000. Dans la très longue série des chiffres noirs du Sarkozisme, c'est peut-être celui-ci qui fait le plus mal. C'est le nombre total de postes supprimés dans l'Education Nationale depuis que l'ex-Maire de Neuilly-Sur-Seine préside aux destinées de notre pays.
La dernière annonce a été rendue samedi dernier (en pleine période de vacances...), comme un cadeau de Noël aux enfants qui seront un peu plus privés d'enseignants, toujours plus nombreux dans chaque classe, et toujours moins aidés dans les matières où ils éprouvent des difficultés...
Car les effets d'une telle mesure, hélas, nous les connaissons : toujours moins d'accès à l'école maternelle (en attendant sa suppression pure et simple, inscrite dans le programme UMP pour le prochain mandat...), non-remplacement des enseignants (pendant les périodes de congés maternité ou d'arrêt maladie), fin de l'aide spécifique apportée aux élèves en difficulté, détriment de la formation professionnelle, suppression de classes au collège alors que les élèves seront pourtant encore plus nombreux en 2012.
Pour réaliser une telle prouesse, le Ministre de l'Education Nationale prévoit des primes aux Recteurs d'Académie : sorte de prime au rendement, elle est versée aux recteurs "méritants", comprenez ceux qui ont supprimé le plus de postes. C'est à ce titre qu'en 2010, la Rectrice de l'Académie du Nord avait reçu une belle prime de Noël : 24 000 €! De quoi mettre du foie gras sur les toasts déjà bien garnis de caviar...
Il faut dire qu'elle fait preuve de zèle notre Rectrice. Cette année, comme l'année dernière, notre Académie, pourtant parmi les plus en difficulté, sera celle qui sacrifiera le plus grand nombre de postes. Pour quelle prime 2011, Monsieur le Président ?

Quand François Hollande annonce la création de 60 000 postes dans l'Education Nationale, certains hurlent à la gabegie... Et bien nous, au Parti Socialiste, ce qui nous révolte, c'est l'orientation voulue par la droite qui souhaite des classes surchargées, sans aide aux élèves en perdition, sans préparation à des métiers techniques, sans école maternelle... Bref, l'instauration d'un système à l'Anglo-saxonne, où seuls les enfants de familles riches pourront suivre des cours quand les autres devront se satisfaire de leur situation...
Nous souhaitons, pour notre part, conforter un système qui est une marque de fabrique française, où chacun, même issu d'un milieu très modeste, peut recevoir une instruction et ainsi espérer occuper une meilleure situation que ses parents.

















